Bénin

Les royaumes africains[modifier]

Les trois royaumes d’Allada, de Porto Novo et de Dã Homè - dans le ventre du roi  - furent fondés par les Fons, qui occupent le sud du pays (le nom de Dahomey fut donné à l’ensemble du pays après la conquête française). Selon la légende, la fille du roi de la ville de Tado (sur le fleuve Mono) fut fécondée par un léopard, alors qu'elle allait puiser de l'eau. Le fils qu'elle mit au monde est le fondateur de toute la dynastie. Ses descendants fondèrent un royaume à Allada au xvie siècle. Le siècle suivant, trois frères se disputèrent le trône ; le premier, Kopkon garda le royaume d'Allada, le deuxième, Do-Aklin fonda Abomey et le troisième, Adjatché qui est encore appelé Porto-Novo(devint plus tard) Porto-Novo. Le royaume d'Abomey fut fondé en 1625, mais c'est entre 1645 et 1685 qu'il devint un état puissant. Le roi Houegbadja, petit-fils de Do-Aklin, voulut annexer un état voisin dont le roi, Dã, le défia de s'installer sur son ventre. Dã fut défait, décapité à Abomey et dans son ventre fut installé le pieu central du palais royal. Signe que le roi de Danxomè avait pris son adversaire au mot.

Plan du fort français de Whidah

Au xviiie siècle, Allada et Ouidah furent annexés. Les Européens développèrent des forts sur la côte comme des bases militaires afin d´imposer aux ethnies côtières une menace militaire pour qu'elles leurs fournissent des esclaves. C'est le roi Ghézo qui consolida le royaume en attaquant régulièrement les Yorubas au Nigeria, ce qui lui procurait des esclaves. Son successeur, le roiGlélé, irrita cependant les Français par son attitude belliqueuse et son non conformisme. Par le traité de 1863, il autorisa les Français à s'installer à Cotonou. Mais la présence de ceux-ci irritait le roi Gbê han zin (Behanzin) qui estimait que les Français menacaient la souveraineté du royaume. Aujourd'hui encore, une statue géante du roi à l'entrée de la ville d'Abomey illustre cette lutte face à l'envahisseur. Gbê han zin fait figure de résistant et jouit d'une haute estime en Afrique Noire. Béhanzin fit donc la guerre aux Français, mais il ne fut pas le seul des 12 rois à s'être dressé contre l'envahisseur. Le Traité de Ouidah qui plaçait Porto-Novo et Cotonou sous tutelle française fut signé en octobre 1890. Ce même traité prévoyait le versement par la France d'une pension au roi du Dahomey. Le roi Béhanzin et les Danxoméens considéraient les roi Toffa 1er et de Porto Novo comme des traîtres à la solde des Français. Le héros Gbè han zin, soucieux de son peuple, demanda à discuter avec le president francais d'alors. Ainsi il se rendit en 1892 au colonel Alfred-Amédée Dodds et fut déporté aux Antilles. Abomey devint alors un protectorat français. Allada et Porto-Novo, eux-aussi sous protectorat, formèrent avec Abomey la colonie du Dahomey.

La colonie du Dahomey[modifier]

Articles détaillés : DahomeyAdministrateurs coloniaux au DahomeyPremière guerre du Dahomey et Seconde guerre du Dahomey.

Dahomey (en rose) et pays limitrophes (1892)

la gare de Cotonou, photographiée dans les années 1930.

Au début du xxe siècle, les trois royaumes cessent d'être autonomes et sont confondus dans un ensemble divisé en cercles gérés par des administrateurs et cantons gérés par des chefs africains. Pendant la Première Guerre mondiale, des troubles éclatent dans le nord du pays après l'envoi de troupes autochtones sur le front européen. À la fin de la guerre, la colonie se structure : les moyens de communication se développent, la production agricole se rationalise et la scolarisation augmente. Sous l'influence de missions catholiques et protestantes d'une part, de l'enseignement laïc d'autre part, un enseignement primaire et secondaire se met en place. Intégrés dans l'Afrique-Occidentale française (AOF), les Dahoméens entrent dans la fonction publique et servent dans d'autres territoires de la fédération ; le pays est alors souvent qualifié de Quartier latin de l'Afrique.

La Conférence de Brazzaville[modifier]

Article détaillé : Conférence de Brazzaville.

Le 8 février 1944 se termine à Brazzaville une conférence réunissant les dix-huit gouverneurs et gouverneurs généraux de l’Afrique-Occidentale française, de l’Afrique équatoriale française, de laCôte française des Somalis, de Madagascar et de la Réunion. Sous la présidence de René Pleven, commissaire aux Colonies du Comité français de la Libération nationale, cette réunion a pour mission d’émettre des recommandations sur la future législation coloniale. La présence du général de Gaulle et la tenue d’une telle réunion alors que la guerre est loin d’être terminée montre le réel intérêt porté à l’avenir de ces territoires qui apparaissent alors comme l’incarnation de la permanence de la République hors du territoire métropolitain. Il ressort de Brazzaville l’idée d’une participation accrue de la population africaine à la vie politique et le désir d’abandonner les régimes d’exceptions auxquels elle est alors soumise comme le code de l’indigénat.


PRESENTATION SYNTHETIQUE DU BENIN

La république du Bénin est un pays d'Afrique occidentale,  qui couvre une superficie de112622 km2 et s' étend sur 67o km du fleuve NIger au nord, à la côte Atlantique au sud.

Il a comme voisin le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'Est, au nord le Burkina Faso et le Niger.

Le BÉNIN a trois villes capitales à savoir:

-Abomey capitale histoire

-Porto -Novo capitale politique

-Cotonou capitle économique

Après avoir subi pendant plusieurs siècles la traite négrière,  puis une longue période de colonisation franche, le Bénin accéda à l'indépendance le 1er août 1960, sous la dénomination de République du Dahomey. Il s' en suit une longue période d'instabilité politique dû à des coups d'Etats, au point d'hériter du surnom d'enfant malade de l'Afrique.

En 1972, l'officier Mathieu Kérékou, prend le pouvoir,il adopte en 1974 , le marxisme léninisme comme idéologie officielle du gouvernement, et en 1975 rebaptise le pays: République populaire du Bénin. A la fin des années 1980, de graves difficultés économiques conduisent à la fin du Régime. Le Bénin entame un processus de transition démocratique et en 1990 adopte une nouvelle constitution.le nom de Bénin est conservé , le pays devenant simplement la République du Bénin. Mathieu Kérékou battu aux élections abandonne le pouvoir à Nicéphore Soglo. Il revient démocratiquement par les urnes en 1996, et ne rétablit pas la dictature. Il gouvernera le pays jusqu'en 2006.

Surnommé un temps quartier latin de l'Afrique, le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA. Le régime politique actuel du pays est de type presidentiel et l'actuel président s' appelle Yayi Boni.

Depuis la fin de la République populaire du bénin, le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans la sous  région.

Les religions

Au Bénin les réligions animistes coexistent avec les autres religions . Cependant une part significative, de la population est chrétienne (catholique et protestante) et une musulmane. Dans le christianisme , il faut noter le taux des évangéliques qui ne cesse d'augmenter.

-soit 42% de christianisme

-24, 4%  islam

-17, 3%  animisme vaudou

6% autres

En matière d'éducation 19% du budget nationale est consacré à la scolarisation.l'effort porté sur cesecteur d'activité, permet au Bénin de disposer d'une main d'oeuvre qualifiée.En effet près de 8000 diplomés de l'enseignement technique et professionnel et près d'un millier de cadres de l'enseignement supérieur sortant chaque année du système éducatif.

Médias

 Au Bénin,  la liberté de la presse, s' encre progressivement dans le paysage culturel du pays. En effet la nouvelle constitution garantit et protège la liberté d'expression. De nombreux journaux paraissent tous les jours, de même qu'on note l'existence de plusieurs radios libres.

Sport

Il y a un manque cruel d'équipements sportifs au Bénin, mais le pays fait efforts pour participer aux manifestations internationales.

Santé

L'espérance de vie des hommes est de 58ans et celle des femmes est de 60 ans

Le taux de croissance est d'environ 3%,

Le taux de natalité est de 39, 8 pour mille habitants.

Le taux de mortalité est de 9, 69 pour mille habitants

Le taux de mortalité infantile est de 66, 2 pour mille naissances.

Le taux de fécondité, de 5, 49 enfants par femmes.

Énergie

Moins de 30% de la population, à accès à l'électricité. Le pays dispose pourtant de potentialités, mais les moyens de mise en oeuvre des projets en attente font défaut. 

© MARTINIQUE BENIN 2013